Mon colis qui sent bon

Moi, j’aime les savons. Surtout les artisanaux, parfumés aux agrumes. Ma chère Fifille est comme moi et, à son invitation, on a même suivi ensemble, il y a un an environ, un atelier de confection de savons maison. Le hic, c’est que comme on n’a pas débuté immédiatement notre production (négligence d’abord, grossesse et allaitement de mon Mini adoré ensuite), on a pas mal tout oublié. Du moins c’est mon cas. Donc, je continue d’encourager, comme le dirait ma chère mère, mes savonneries chéries.

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Voir mes deux enfants adultes

Je l’ai déjà dit, ma vie de mère au travail à temps plein avec deux enfants à l’école et ayant des loisirs en plus, j’ai trouvé ça prenant. Et je suis polie. Je les ai toujours adorés, mes héritiers, tout mini ou plus grands, mais disons que j’apprécie particulièrement cette période où ils sont désormais adultes eux aussi. Même si c’est vrai que pour Fiston, c’est vite dit. J’ai l’impression que je récolte.

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Une belle grande et grosse!

Être grande et grosse. Je ne sais pas si vous la connaissez, cette expression qui devait être positive au temps du Survenant pour décrire une jeune fille ou une femme, mais ce n’était déjà plus le cas lorsque nous étions enfant, ma chère sœur et moi. J’y pense aussi souvent à cette expression d’un autre temps, en me disant que l’Amoureux serait mieux équipé avec une telle compagne, qui saurait mieux l’accompagner que moi dans ses divers travaux agricoles. Mais bon, comme il me le répète à l’occasion, c’est un grand garçon responsable de ses choix. Fin de la parenthèse.

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Aller bambocher quelque part

En ces temps de grand confinement, la bambocheuse en moi en arrache. À part les endroits extérieurs publics (parcs, rues et ruelles), les lieux intéressants où aller traînasser se font rares. Et moi, je ne suis pas très sorteuse, comme le dit ma chère mère, mais j’aimais bien avoir retrouver un peu de liberté au cours de l’été et, surtout, avoir repris mes bonnes fréquentations. Prudemment bien sûr. Et il me manque, tous ces endroits chéris.

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Avoir la paix

Je me souviens que dès le début des études secondaires de Fifille (il me semble que c’était aussi l’année où je célébrais (façon de parler) mes 40 ans, je m’étais mise à me souhaiter à chaque nouvel an d’avoir enfin la paix au cours des mois à venir. Il faut dire que ma vie était plus que trépidante à l’époque : job prenant, mari à son compte, Fiston au primaire, Fifille en début d’adolescence ET rénovations incessantes, encombrantes (tsais quand tu as ton futur bain dans ta salle à dîner pendant des semaines) et salissantes. Je commençais à réaliser que, dans le fond, j’avais mon cristi de voyage.

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Courir sous la pluie

Je l’ai déjà écrit, la course, même après toutes ces années, me demande un effort. Bien sûr, j’y prends un certain plaisir, surtout associé je crois au fait que je n’ai jamais arrêté, ou presque, depuis l’automne 2013, envers et contre tout. Courir, c’était loin d’être gagné d’avance au départ : aucune aptitude naturelle je dirais. Mais c’était simple et facile et à l’époque, j’étais aux prises avec un épuisement qui me laissait plus agitée qu’épuisée. Je devais bouger. Je m’y suis donc mise, déjà très disciplinée.

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